Lorsque l’on cherchait des candidats pour nos portraits de famille, le courriel d’Amélie m’a tout de suite accroché. Non seulement son courriel était vraiment touchant, mais je n’en revenais juste pas qu’une jeune fille de son âge ait une aussi belle plume! Alors c’est sans hésiter que j’ai répondu à leur candidature et que je suis allée les rencontrer.


Si je devais décrire la relation entre Sonia et Amélie en un seul mot, j’utiliserais probablement «complicité». Juste à les regarder, on voit qu’un lien extrêmement solide les unit. C’est un duo extrêmement attachant qui carbure à l’aventure! Sonia, qui enseigne à l’ETS tout en complétant une maîtrise en droit, dit d’ailleurs qu’elle travaille pour voyager et découvrir le monde! Amélie, qui est d’une maturité désarmante pour son âge, étudie au secondaire à l’école Internationale de Sainte-Thérèse et a déjà visité 17 pays et ce à 14 ans seulement!

C’est à travers leurs regards complices et plusieurs fous rires que j’ai eu l’honneur d’apprendre à les connaître et en découvrir plus sur leur relation mère-fille bien spéciale et c’est avec un plaisir que je vous partage leur histoire.

 

Amélie, c’est toi qui nous as contacté pour que ta mère et toi fassiez parti de nos «Portraits de famille». Qu’est-ce qui t’a poussé à nous écrire?

 

Amélie : Je me disais que ça pouvait peut-être rejoindre d’autres jeunes ou d’autres personnes qui sont dans la même situation que moi, qui ont un parent. Et aussi je voulais montrer que la famille parfaite c’est pas toujours celle qu’on voit partout, papa, maman et les enfants. Même si on ne rentre pas dans le moule de la famille traditionnelle, je trouve qu’on est une belle famille quand même toutes les deux!

 

Sonia, comment avez-vous pris la décision d’avoir un enfant toute seule?


Sonia : Je n’aime pas dire que je suis monoparentale; je préfère dire que je suis parent unique. Je savais que je voulais un enfant, je venais de me séparer de mon conjoint qui ne pouvait pas en avoir. J’aurais voulu trouver quelqu’un, mais ça ne débouchait pas, alors je suis allée à la clinique et ça a fonctionné du premier coup! Je m’étais dit «Je vais essayer ça 6 mois, on verra si ça marche» et finalement, je n’ai même pas eu le temps d’y penser, déjà, un petit être s’était accroché à moi! (rires)

 

Est-ce que parfois, tu sens qu’il te manque quelque chose en ne sachant pas qui est ton père?

 

Amélie : Non, je n’ai pas de manque, parce que je ne sais pas c’est quoi! Tsé, pour moi, c’est pas difficile d’en parler, même si desfois, je me suis fait taquiner à l’école; on m’a déjà dit que j’étais un ‘bébé artificiel’, mais ça ne m’a jamais atteint parce que moi je trouve que c’est bien correct de même!

 

Sonia : Il faut dire qu’elle a toujours grandi avec ça. Je ne lui ai jamais rien caché, elle a toujours su dans quelles circonstances elle est venue au monde, c’était important pour moi de lui dire les vraies affaires.

 

Amélie : Ma mère m’a eu parce qu’elle me voulait vraiment, je suis aimée et on a une vie tellement bien remplie, comment tu veux qu’il me manque quelque chose? (rires)

 

Sonia : Elle a aussi grandi avec des figures masculines bien présentes autour d’elle, alors ça n’a jamais été un problème non plus à ce niveau-là.

 

Amélie : Et je dis souvent que ma mère est une super-héroïne parce qu’elle rempli le rôle des deux parents, elle peut être très girly, mais elle a son atelier pour des travaux manuel… et elle a droit à un cadeau à la fête des pères (rires)!

 

Quel est le secret de votre complicité?

 

Amélie : On est toujours toutes les deux ensembles, à quelque part, on a pas le choix de bien s’entendre (rires).

 

Sonia : Je pense que la clé, comme dans n’importe quelle relation, c’est la communication. On se parle constamment, même quand on soupe, c’est pas de télé, pas d’ordi, on se raconte nos journées et etc.

 

Et les voyages sont vraiment une partie importante de votre vie à ce que j’ai pu comprendre!

 

Sonia : J’ai toujours voulu voyager avec ma fille, même quand elle était toute jeune! À 5 ans, alors qu’elle était à la maternelle, nous sommes parties en voyage 2 mois en Europe!

 

Amélie : J’avais même pu manquer l’école (rires)! Et en avril il y a deux ans, on est parti un mois en Australie! Dans notre entourage, on est connues comme les passionnées de voyages!

 

Amélie a 14 ans, bientôt, les hormones de l’adolescence vont se mettre de la partie, est-ce que vous avez peur que ça nuise à votre complicité?

 

Amélie : Oh c’est déjà arrivé (rires)!

 

Sonia : Comme tout le monde, on a nos hauts et nos bas, ça arrive à tout le monde de se chamailler ou se chicaner. Mais Amélie est vraiment mature pour son âge, alors on est capable de bien communiquer pour régler nos chicanes rapidement. Je dois avouer que oui, j’ai des petites craintes par rapport à ça par exemple (rires)!

 

Amélie : Les voyages qu’on a fait ont beaucoup solidifié notre relation aussi. On a vécu plusieurs expériences ensemble et on en est toujours ressorties plus soudées! Faut dire aussi que j’ai pas non plus «honte» de ma mère comme certaines filles de mon âge… Si je vais au centre d’achat avec elle, ben on se promène main dans la main et je suis pas gênée de ça! (rires)

Questions en vrac

 

Votre repas préféré?

Amélie : Tacos & fajitas!

Sonia : J’adore les fruits de mer!

 

Coup de cœur Cook It?

Amélie : Oh mon dieu, les côtelettes de porc au Oka!
Sonia : Oui! À chaque bouchée on se disait «ah que c’est bon!»

Votre spécialité?

Sonia : Définitivement les verrines et les tapas!
Amélie : On les fait ensemble et on aime y mettre nos petites touches personnelles!

 

Votre restaurant préféré?

Sonia (après de longues secondes de recherche) : La café Chaleureux! C’est un endroit où on aime se retrouver!

 

Êtes-vous plus déjeuner, dîner ou souper?

En chœur : Souper!
Amélie : Déjeuner, j’aime pas ça et les dîners ça sert à rien! (rires)

Posted by:Vanessa

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *